Déprime et dépression sont souvent mélangés dans le langage courant. Comment savoir si vous souffrez de dépression? L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la dépression par une humeur triste, une perte d’intérêt pour toute activité et une baisse de l’énergie. Les autres symptômes sont une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi, une culpabilité injustifiée, des idées de mort et de suicide, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et une perte d’appétit. La dépression peut aussi s’accompagner de symptômes somatiques. Elle est deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Ces troubles ont des conséquences sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale. À la différence du « coup de blues », ou de la « déprime », dans la dépression, l’humeur et le mal-être varient peu d’un jour à l’autre ou selon les événements de vie.

Il y a une variété de syndromes dépressifs mais voici quelques points communs:

  1. une tristesse inhabituelle, une douleur morale, une angoisse
  2. une perte d’intérêt et de plaisir pour la plupart des choses
  3. une difficulté à agir et à penser
  4. une fatigue, un ralentissement
  5. des troubles du sommeil, de l’alimentation, des troubles sexuels
  6. un risque suicidaire

En fonction des symptômes, de leur intensité et de leur durée, la dépression sera plus ou moins sévère. Pour éviter une aggravation éventuelle, votre médecin ou un psychiatre (médecin spécialisé dans les pathologies mentales) pourra faire un diagnostic si vous vous posez des questions. Voici des tests en ligne : Hamilton, PHQ-9Beck.

La dépression est la première cause de suicide : 70 % des personnes qui décèdent par suicide souffraient d’une dépression, le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée. Les facteurs de risque suicidaire sont: l’âge, la sévérité de l’épisode, l’association d’autres troubles (en particulier l’alcoolisme), certains symptômes dépressifs (réveil précoce, désespoir, perte de plaisir ou d’intérêt). A savoir, que les personnes suicidaires ne veulent pas nécessairement mourir, mais souhaitent avant tout mettre fin à une souffrance devenue insupportable; et que la majorité des personnes ayant des idées de suicide ne feront pas de tentative.

L’origine des dépressions
On situe l’origine de la dépression dans des expériences infantiles de perte, de souffrance et d’échec. Il existe une vulnérabilité génétique : une personne dont le parent de premier degré est atteint a 10 fois plus de risque de développer un trouble bipolaire. Les événements de vie (divorce, séparation, problèmes professionnels ou financiers…) et les stress répétés (surmenage, manque de sommeil, perturbation des rythmes sociaux et biologiques) sont des facteurs précipitants. Mais leurs effets dépendent aussi de facteurs complexes, psychologiques et biologiques.

Le choix du meilleur traitement thérapeuthique repose sur une évaluation médicale approfondie pour confirmer le diagnostic, évaluer le risque suicidaire, les antécédents pathologiques, la réactivité thérapeutique lors d’un éventuel épisode antérieur et l’entourage social. Cela va de la psychothérapie, à un traitement antidépresseur, voire une hospitalisation. Il y a un délai d’action du traitement médicamenteux avec des effets secondaires, le plus souvent la prescription d’un antidépresseur ne répond pas à l’urgence, il est utile que le malade soit préparé à cette prescription avec un nouveau rendez-vous quelques jours plus tard. Pour en savoir plus sur les médicaments, un manuel à télécharger sur ce site: www.prescrire.org

Voici un classement des troubles psychiques par l’OMS, il ne tient pas compte de l’origine des symptômes ni de la personnalité de la personne:

  • la dépression, appelée épisode dépressif, se définit par un certain nombre de symptômes, présents toute la journée et presque tous les jours, non influencés par les circonstances et durant au moins deux semaines :

symptômes majeurs : humeur dépressive, tristesse, perte d’intérêt / fatigue ou perte d’énergie / trouble de l’appétit (avec perte ou prise de poids) / troubles du sommeil (perte ou augmentation) / ralentissement ou agitation psychomotrice / sentiment d’infériorité, perte de l’estime de soi / sentiment de culpabilité inappropriée / difficultés de concentration / idées noires, pensées de mort, comportement suicidaire.
Les épisodes dépressifs sont classés selon la durée, la sévérité et la nature des symptômes, ils peuvent être légers, moyens ou sévères.

  • Troubles dépressifs récurrents : on parle de troubles récurrents lorsque plusieurs épisodes dépressifs surviennent en l’absence d’épisodes distincts d’excitation (trouble bipolaire). Chaque épisode a une durée moyenne d’environ six mois à un an. Si la dépression est traitée, l’épisode est plus court et évolue vers la disparition de l’ensemble des symptômes ou la persistance de quelques symptômes résiduels, indices d’une évolution générale moins favorable. Le risque de rechute et de récidive est important.

D’autres épisodes dépressifs, sur plus de deux ans, dont:

  • Cyclothymie : périodes de dépression et d’excitation légères en alternance. Souvent ces variations de l’humeur restent méconnues, limitées à des variations périodiques d’activité, de confiance en soi, de sociabilité ou des intérêts.
  • Dysthymie : dépression mineure chronique. Les personnes sont la plupart du temps tristes, moroses, manquent d’enthousiasme et d’énergie, se sentent au bout du rouleau et ont peu d’espoir d’amélioration.
  • Trouble dysphorique prémenstruel : humeur désagréable, avec anxiété, irritabilité, variabilité émotionnelle, tristesse, colère, associées à des troubles du sommeil et/ou de l’appétit et à une perte d’énergie. Apparaît dans la première semaine de la phase lutéale (pré-menstruelle) et disparaît la première semaine qui suit les règles.
  • Dépression du post-partum : quelques semaines après un accouchement (au maximum six mois). Se caractérisent par des craintes de mal s’occuper de son enfant, des projets de suicide impliquant mère, enfant, voire les autres enfants de la fratrie. Les formes les plus graves surviennent juste après l’accouchement. Différente de la psychose puerpérale (état délirant aigu qui survient dans le premier mois qui suit l’accouchement) et du post-partum blues (survenant au 3e jour après l’accouchement : humeur désagréable, anxiété, irritabilité, tristesse, hypersensibilité aux critiques, craintes pour la santé de l’enfant et doutes sur sa propre capacité à pouvoir élever un enfant).
  • Dépression saisonnière : survient le plus souvent dans l’hémisphère nord entre fin septembre et début novembre. Symptômes habituels : fatigue, augmentation du besoin de sommeil et de l’appétit, prise de poids et goût pour les aliments sucrés.

D’autres dépressions dites secondaires, chez une personne atteinte de schizophrénie, de troubles vasculaires (hypertension artérielle, hypercholestérolémie ou diabète), ou d’une affection d’une autre nature (par exemple Parkinson, affections du système nerveux, affection du système endocrinien, maladie d’Addison, maladie infectieuse, maladie chronique douloureuse et invalidante, certaines chimiothérapies,…)

N’hésitez pas à consulter un psychiatre, un médecin et de faire une psychothérapie avec un psychologue. Il est aussi recommandée de préserver une hygiène de vie par:

  • la relaxation (yoga, sophrologie) est très recommandée pour évacuer les tensions
  • la pratique du sport et des activités physiques régulières
  • son alimentation et la limitation de l’alcool
  • le contact avec son entourage (famille, amis, collègues, voisins,…) autant que possible: osez parler de ce qui vous arrive

Pour des séances individuelles ou collectives de yoga, relaxation ou d’alimentation saine, prenez contact, merci.

Où s’adresser ?

Médecin traitant, psychiatre, infirmière scolaire
Il est conseillé de demander l’avis de son médecin habituel ou d’un psychiatre. L’infirmière scolaire peut jouer ce rôle auprès des collégiens ou lycéens.

Centres médico-psychologiques (CMP)
Les services de psychiatrie publique proposent des prises en charge pour tous les troubles psychiques. Les consultations sont prises en charge par la Sécurité Sociale.

Écoute téléphonique (7j/7)
Poser des questions, s’informer, trouver des adresses, demander de l’aide, de manière confidentielle et anonyme:
• SOS Amitié : 01 42 96 26 26 (prix d’un appel local) www.sos-amitie.org
• Suicide écoute : 01 45 39 40 00 (prix d’un appel local) www.suicide-ecoute.fr
• Fil Santé Jeunes : 0800 235 236 ou 01 44 93 30 74 (depuis un portable) www.filsantejeunes.com
• Phare Enfants-Parents : 01 43 06 00 62 (prix d’un appel local) www.phare.org

Associations de patients et proches
Elles regroupent des personnes souffrant de troubles psychiques et proposent des groupes de paroles, des lignes d’écoute téléphonique, des conseils et de l’entraide. Cette liste n’est pas exhaustive:

  • Argos 2001: www.argos2001.fr
  • Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (FNAPsy) : www.fnapsy.org
  • France Dépression : www.france-depression.org
  • Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques (UNAFAM): www.unafam.org qui organise des réunions et publie des guides comme le guide pour l’entourage d’une personne atteinte de maladie mentale. Ils ont une ligne téléphonique « Ecoute-Famille »: 01 42 63 03 03 (prix d’un appel local).

Source: Psycom et Info Depression qui a réalisé un courte vidéo:

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